Principe

Cette page a pour optique de vous présenter le principe de fonctionnement du paramoteur. Nous commencerons par définir ce qu'est un paramoteur. Nous expliquerons ensuite l'utilité de chaque partie composant un paramoteur (voile, sellette et moteur). Nous étudierons enfin le pilotage. Mais commençons tout d'abord par un bref historique de la discipline.

Historique

Le parafoil

L'historique du paramoteur commence d'abord par celui du parapente. L'histoire du parapente débute avec la NASA. Cette dernière, souhaitant faire évoluer les méthodes d'atterissage de ces capsules, décide d'entreprendre des recherches sur le vol libre dans les années 50. Deux ingénieurs de la NASA débutèrent alors des travaux sur un système de vol libre. Les recherches du premier, Francis Rogallo, déboucheront sur la création du deltaplane. Le deuxième, David Barish, met au point le "parafoil" (voir photo ci-contre), sorte de parachute rectangulaire simple surface à 5 lobes.

Les années passent, le parachute à caissons apparaît. En 1978, trois parachutistes du club d'Annemasse (Haute-Savoie) se décident à décoller avec un parachute d'une montagne. Ce seront les premiers vol de pente.

La randonneuse

En 1985, Laurent de Kalbermaten va créer la "randonneuse", le premier "vrai" parapente. Conçu dans des matériaux plus léger, plus facile à gonfler plus performant qu'un parachute. ITV fabriquera un peu plus tard l'Asterion, puis d'autres encore ...

C'est en 1981 qu'un allemand, Bemd Gärtig, décide d'ajouter à sa voile artisanale (une voile 30m² composée de 7 caisson et pesant 10kg) un moteur entrainant en prise directe une hélice. Il porte le tout sur son dos. Le paramoteur "décollage à pied" été né. Le paramoteur "à chariot" fit son apparition en 1984 au Etats-Unis. De nos jours, le décollage à pied est devenu le moyen le plus courant.

Définition

En France, les engins volant de moins de 300kg pour un appareil monoplace et 450kg pour un biplace, équipés d'un moteur d'une puissance inférieure à 60kW et décrochant à une vitesse inférieure ou égale à 65km/h sont considérés comme des ULMs. A ce titre, le paramoteur est un ULM dit de classe 1 (pour connaitre les autres classes existantes rendez-vous sur cette page). En raison de cette classification, l'utilisateur d'un paramoteur se doit de répondre à trois critères : l'engin doit être immatriculé (deux chiffres - représentant le département - suivis de deux lettres - aléatoires), le pilote doit être agé de 15 ans au minimum et avoir son brevet de pilote ULM classe paramoteur (ou classe 1).

Principe

La sellette

Un paramoteur se décompose en 3 parties : l'aile (ou voile), la sellette et le Groupe Moto-Propulseur (ou GMP).

La voile est l'élément principal du vol. Cette dernière est composé de caissons qui, en se remplissant d'air, donne cette forme caratéristique des profils d'ailes. En réalité, comme toutes les ailes, une voile de paramoteur vole grâce au phénomène physique appelé portance. Une aile est caractérisée par sa finesse : rapport entre distance parcourue et hauteur perdue. Ainsi une voile ayant 7 de finesse va parcourir 7 mètres en descendant d'1 métre.

Le GMP

La sellette (voir photo à droite) permet quant à elle le lien entre le GMP et la voile. La sellette permet au pilote de prendre place dans le paramoteur. Le pilote y reste attaché à l'aide de sangles qui font office de "ceinture". La plupart des sellettes incluent également la possibilité de ranger des objets peu imposants et pliables (carte, sac de rangement de la voile).

Le GMP est la seule chose faisant du paramoteur un sport trés différent du parapente. Le GMP est en général composé d'un moteur monté avec une hélice bipale. Le tout est protégé par une cage comme on peut le voir sur la photo ci-contre. Il existe bien sûr diverses variantes dans les GMP puisque certains sont directement montés sur un chariot (paraplane) permettant de pratiquer du biplace assez facilement. Néanmoins le but du GMP reste toujours le même : fournir l'effort de propulsion au pilote dans les airs.

Pilotage

Rien n'est plus simple que de piloter un paramoteur. Le pilotage d'un paramoteur demande moins de temps d'apprentissage que la conduite d'une voiture. En effet vous n'avez que 3 commandes : le frein droite, le frein gauche et l'accélérateur.

Prenons l'exemple de Toto qui souhaite apprendre à piloter un paramoteur! S'il veut tourner à droite c'est facile : il lui suffit de ralentir le coté droit de l'aile en tirant sur le frein droit. Le coté gauche de l'aile allant plus vite que le droit, la voile tourne vers la droite. Simple non? Toto souhaite maintenant prendre de l'altitude. Il accélère tout simplement!

Malheureusement Toto qui est un peu "tête en l'air" tombe en panne d'essence! Rien de grave : la voile continue de voler comme un parapente. Toto décide alors d'attérir dans le champ en dessous de lui. Il approche le sol, sort de la selette. se prépare à courir et à 2 mètres du sol freine des deux cotés de l'aile pour ralentir la voile et sa course. Et hop! Toto est au sol sans encombre. Il remplit son réservoir et repart vers d'autres aventures toujours plus fabuleuses les unes des autres.